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Qui se trouve derrière la campagne Pedibus 2026?

EtienneEtienne, Adrienne Barman et un slogan qui claque: l’histoire derrière la campagne

Une affiche ne naît jamais par hasard. Celle que vous verrez dans quelques semaines dans les rues, dans les transports en commun et dans les écoles de votre commune est le fruit d’un travail collectif : des mois d’échanges entre les coordinations cantonales de toute la Suisse, une direction créative menée en collaboration avec l’agence EtienneEtienne, et enfin le talent d’une illustratrice qui a donné vie à l’ensemble.
Nous vous racontons comment cela s’est passé.

💬 Le brief : se mettre à hauteur d’enfant

La première chose qu’EtienneEtienne fait lorsqu’il commence à travailler sur une nouvelle campagne Pedibus, c’est de se mettre à à hauteur d’enfant. Comme ils l’expliquent eux-mêmes :

« Nous commençons toujours par nous remettre à hauteur d’enfant. Le Pedibus n’est pas simplement un moyen de se rendre à l’école : c’est un moment de partage, d’autonomie et de découverte. Dans le brief créatif, nous cherchons donc à traduire cette énergie positive, ce sentiment de groupe et cette proximité avec le quartier. L’objectif est que les familles puissent immédiatement se reconnaître dans l’univers visuel : des enfants qui avancent ensemble, un environnement vivant et accueillant, des illustrations colorées et ludiques. Tout part de cette idée simple : comment transformer le trajet vers l’école en une aventure amusante.. »…

🔟 Plus de 10 ans de collaboration, chaque fois une histoire différente

« Au fil des années, nous avons construit un univers graphique cohérent et identifiable, tout en veillant à ne jamais tomber dans la répétition. Chaque campagne est l’occasion d’apporter un regard neuf : une nouvelle saison, une nouvelle histoire, de nouveaux personnages ou de nouveaux détails qui reflètent l’évolution de la société et des familles. Ce que nous cherchons à renouveler avant tout, c’est l’émotion. Le message de fond reste le même – marcher ensemble vers l’école – mais nous essayons chaque année de le raconter d’une manière différente, plus actuelle, plus sensible ou plus ludique.»

🔍 Les détails cachés : partez à leur découverte

Nous avons demandé à EtienneEtienne s’il y avait quelque chose dans l’illustration que personne n’avait encore remarqué. Il nous a répondu : « Oui, plusieurs même! »

« Nous avons accordé une attention particulière à la diversité des enfants représentés. Le Pedibus est un projet ouvert à toutes et tous, et il était important que chacun puisse se reconnaître dans l’illustration, y compris les enfants en situation de handicap.

On remarque aussi que les moyens de déplacement sont variés. Même si son nom évoque la marche, le Pedibus ne se limite pas aux trajets à pied : trottinettes, vélos ou autres mobilités douces font également partie du quotidien de nombreuses familles. Nous avons également voulu montrer que le Pedibus existe par tous les temps, parce que la vie continue qu’il fasse soleil, qu’il pleuve ou que les feuilles d’automne recouvrent les trottoirs.

Enfin, nous avons semé tout au long du visuel une petite biodiversité du quotidien : oiseaux, insectes, animaux et plantes que les enfants peuvent observer sur le chemin de l’école. C’est une manière de rappeler que ces trajets sont aussi des occasions de découvrir son environnement et de porter attention à ce qui nous entoure.

Et puis il y a un dernier détail, invisible au premier regard mais qui nous tient particulièrement à cœur : cette illustration a été réalisée entièrement à la main, sans recours à l’intelligence artificielle, par l’illustratrice suisse Adrienne Barman. Son trait simple, expressif et chaleureux apporte une authenticité unique au visuel. Il y a dans ses dessins quelque chose de spontané et de joyeux, presque comme un dessin d’enfant, qui correspond parfaitement à l’esprit du Pedibus.»


La parole à Adrienne

Une des premières ébauches d’Adrienne
pour la campagne Pedibus 2026

Adrienne Barman, illustratrice et graphiste indépendante née au Tessin et résidant aujourd’hui à Grandson, sur les rives du lac de Neuchâtel. Ayant développé au fil des ans un univers artistique qui lui est propre — des couleurs vives, des personnages en mouvement, un monde riche en détails à découvrir —, Adrienne a collaboré avec des institutions suisses de premier plan, du Musée d’art et d’histoire de Genève à Pro Natura, en passant par l’ATE et la ville de Genève, et a remporté en 2015 le Prix suisse Jeunesse et Médias pour son oeuvre « Encyclopédie animale ». Son monde est en parfaite harmonie avec l’esprit du Pedibus: esprit de communauté, coloré, en mouvement.

Le portrait d’Adrienne par Tess Schulé
Tes illustrations sont riches de personnages : comment naît une image aussi vivante? As-tu une méthode précise ou il s’agit d’un processus chaotique?

En commençant le dessin, j’imagine une matinée où les enfants se rendent à l’école. Je pense à plusieurs personnages en essayant d’avoir de la diversité, je place une école, je trace un parcours… et puis je me dis que les conditions météo ne sont pas toujours les mêmes, alors de nouveaux éléments s’ajoutent. J’imagine aussi ce que les enfants emportent avec eux, leurs affaires, leurs petits détails du quotidien. Et petit à petit, l’image se forme, dans un chaos très organisé !

Si tu pouvais choisir le support sur lequel imprimer cette illustration, que choisirais-tu?

Des cartables, ce serait magique, l’illustration accompagnerait vraiment les enfants dans leur quotidien. Mais je suis aussi grande fan des cartes postales : il y a quelque chose de beau à l’idée qu’on puisse les collectionner, les offrir, les garder. Et pourquoi pas une bâche géante quelque part en ville, où les enfants pourraient chercher des détails cachés. Voir ses dessins en grand format, c’est toujours assez incroyable!

Tu es née au Tessin, mais cette campagne s’adresse aux enfants et aux familles de toute la Suisse — de Genève à Zurich, de Lugano à Berne. Comment illustre-t-on quelque chose qui doit parler à tout le monde, où qu’on soit ?

Honnêtement, je ne me suis pas posé la question différemment selon les régions, et je crois que c’est justement ça la réponse. Les enfants restent des enfants partout. Le parcours pour aller à l’école reste universel, même si en Suisse cela pourrait être différent d’un autre pays. C’est plutôt que je suis très contente que mes illustrations voyagent dans toute la Suisse.